Ralentir un morceau à la batterie
Descendez le morceau à 0,6×, bouclez le fill sur deux mesures, et jouez-le jusqu’à ce que les quatre membres tombent au bon endroit sans que vous ayez à y penser. Une précision d’emblée : séparer un enregistrement en pistes pour couper la batterie ne fonctionne que sur un fichier que vous chargez vous-même, et jamais sur une vidéo YouTube, dont l’audio ne nous parvient à aucun moment.
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Poser la boucle avant de s’asseoir
- Collez le lien de la vidéo, ou chargez votre propre fichier audio ou vidéo si vous avez le morceau sur votre disque.
- Descendez la vitesse. De 0,25× à 2×, par pas de 0,05×. Le tempo reste le seul réglage qui bouge : la hauteur ne descend pas, donc le morceau ne devient pas méconnaissable en chemin.
- Bouclez le passage. Deux poignées sur la barre de lecture, et des boutons ± dont le pas se resserre quand la boucle raccourcit — indispensable quand vous isolez un fill d’une mesure.
Un fill se travaille membre par membre
Un break qui ne passe pas ne passe presque jamais pour une raison de vitesse. Il ne passe pas parce qu’un des quatre membres arrive en retard sur un temps précis, et à tempo réel vous ne savez pas lequel.
À 0,6×, vous le savez. Bouclez les deux mesures, jouez-les sans le charleston d’abord, puis avec ; jouez la grosse caisse seule sur la boucle, puis la main faible seule. L’oreille a le temps d’entendre ce que les mains font réellement, ce qui est exactement le contraire de ce que le tempo réel autorise.
Le même raisonnement vaut pour un groove : ce n’est presque jamais le motif qui manque, c’est le placement de la caisse claire par rapport au charleston. Un groove bouclé lentement, sur deux mesures seulement, corrige ça en quelques minutes là où une heure sur le morceau entier ne corrige rien.
Nommez chaque boucle au moment où vous la posez — « fill avant le refrain », « groove couplet », « break final ». Vous en gardez jusqu’à cent par morceau, et chacune se rouvre à la vitesse où vous l’aviez laissée.
Le compteur voit ce que vous ne voyez pas
C’est ici que ce travail devient autre chose qu’une séance de plus. Le temps passé se note tout seul, morceau par morceau et passage par passage, sans rien saisir à la main — et chaque morceau garde son escalier des vitesses : combien de minutes réelles à 0,6×, à 0,75×, à 0,9×.
Un batteur qui travaille sérieusement fait quelque chose de très ennuyeux à raconter et de très efficace : le même fill, tous les jours, cinq minutes, pendant trois semaines. Rien de tout cela ne se sent au jour le jour. Ça se voit parfaitement sur un mois, quand le passage commencé à 0,6× tourne à 0,95× et que vous avez la date. Des médailles marquent les paliers de temps, une série suit les jours travaillés, et le métronome intégré — tap tempo, accents par temps, subdivisions, entraîneur de tempo — compte lui aussi dans le même relevé quand vous travaillez sans morceau.
Jouer le morceau entier à la place du batteur
Sur un fichier que vous chargez vous-même, et là encore jamais sur une vidéo YouTube, l’offre Pro sépare l’enregistrement en six pistes : voix, batterie, basse, guitare, piano, et une piste « autres » où atterrit tout le reste — cuivres, cordes, percussions annexes. La voix, la batterie et la basse se détachent proprement ; la guitare et le piano sont plus expérimentaux et laissent passer des choses.
Deux usages, et ils sont opposés. « Solo » ne garde que la batterie : vous entendez enfin ce que joue vraiment le batteur, cymbale par cymbale, et vous pouvez le ralentir comme le reste. Le playback fait l’inverse — la batterie est coupée, les cinq autres pistes continuent, et vous tenez le morceau entier à sa place. Quinze séparations par mois sont incluses, non reportables d’un mois sur l’autre.
Gratuit ou payant, clairement
Ralentir, boucler, nommer et retrouver ses boucles, le relevé du temps, les statistiques, la révision espacée, le métronome et le minuteur sont gratuits et sans compte. Charger vos propres fichiers est gratuit également mais demande un compte gratuit : un visiteur non inscrit ne peut pas charger de fichier, et les fichiers restent sur l’appareil où vous les avez ajoutés. Pro coûte 5,99 € par mois, ou 57 € par an (prix en euros ; hors zone euro, le montant affiché au paiement est converti et peut différer), et ajoute la synchronisation de ces fichiers entre vos appareils, la séparation en pistes décrite ci-dessus, et deux vues statistiques plus fines.
FAQ
Peut-on couper la batterie d’une vidéo YouTube ?
Non. Une vidéo YouTube est lue dans le lecteur de YouTube, dont l’audio ne nous parvient pas ; il n’y a rien à séparer. La séparation en pistes n’existe que sur un fichier que vous avez chargé vous-même.
Le morceau descend-il d’un ton quand je le ralentis ?
Non, la vitesse et la hauteur sont deux réglages distincts. C’est ce qui rend le travail lent utilisable : la batterie sonne comme une batterie, juste plus lente.
Jusqu’où descendre pour travailler un fill ?
0,25× est le plancher. Pour un fill, 0,5× à 0,7× est la zone où l’on entend encore la pulsation tout en ayant le temps de placer chaque membre. En dessous de 0,5×, on perd le sens de la mesure avant de gagner en précision.
Le temps passé au métronome compte-t-il ?
Oui, pour le métronome : le temps passé avec le métronome en marche alimente le même relevé que le travail sur un morceau, donc une séance de rudiments sans vidéo n’est pas un trou dans l’historique. Le minuteur, lui, sert seulement à borner la séance : il sonne, il ne compte rien.
Faut-il un compte pour commencer ?
Non. Ralentir et boucler une vidéo se fait sans inscription et sans limite de durée. Le compte gratuit sert à retrouver vos boucles sur un autre appareil et à charger vos propres fichiers.
Un fill, deux mesures, cinq minutes par jour. Posez la boucle, descendez la vitesse, et laissez le relevé montrer le jour où c’est passé.